Alan Turning - The imitation game

Alan Turing a été « popularisé » grâce au film « The Imitation Game », sorti en 2016, un film qui présente les travaux de Turing et de son équipe pour décrypter Enigma, la machine de cryptographie utilisée par les nazis.

En Intelligence Artificielle, Turing est associé à son Test et au Prix Turing ACM Turing Award (« le Nobel de l’informatique ») que s’est vu décerné récemment le français Yann LeCun (avec Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton).

En 1950, Turing écrit l’article « Computing Machinery and Intelligence » en commençant par cette phrase : « Can machines think?« 

C’est le grand débat de l’Intelligence Artificielle.

Turing propose de décider si une machine pense en s’appuyant sur le test/jeu de l’imitation.

C’est joué par 3 personnes, un homme (A), une femme (B), et un juge (C) qui peut être de n’importe quel sexe. Le juge n’est pas dans la même pièce que les 2 autres personnes. Le but du jeu pour le le juge est de deviner, par ses questions, qui est l’homme et qui est la femme.

https://www.csee.umbc.edu/courses/471/papers/turing.pdf

Dans sa version IA, le « juge » doit deviner, en dialoguant (au clavier), lequel de ses deux interlocuteurs est une machine (l’autre étant un homme ou une femme).

Si la machine réussit à tromper le juge, c’est qu’elle est intelligente.

Alan Turing était un brillant mathématicien, un informaticien visionnaire. Ces travaux ont eu une influence considérable dans sa spécialité, mais son test, que certains experts de l’IA continuent de considérer comme une preuve de l’intelligence des machines, est une plaisanterie.

Considérer qu’une performance établie vaut pour preuve de l’intelligence est tout simplement ridicule.

Il est fréquent que les scientifiques de renommée qui sortent de leur domaine de compétence commettent des erreurs. Ce qui l’est moins, c’est que leurs propos ne soient pas sérieusement remis en question.

Pourtant, ce n’est pas une machine qui définira ce qu’est l’intelligence. L’intelligence n’est d’ailleurs pas un concept scientifique.

L’intelligence artificielle, est aujourd’hui ce qu’on appelle une IA faible (en opposition à une IA forte qui serait la pensée).

Searle distingue une “IA faible”, qui considère l’ordinateur comme un outil permettant “ de formuler et de tester des hypothèses de façon plus rigoureuse et plus précise ”, d’une “ IA forte ”, pour laquelle “ l’ordinateur convenablement programmé est véritablement un esprit, en ce sens que des ordinateurs munis des bons programmes comprennent et ont d’autres états cognitifs.

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01298350/document

L’intelligence artificielle, avec notamment l’apprentissage automatique et plus particulièrement l’apprentissage par renforcement, est capable de prouesses bien supérieures à celles de l’être humain mais, comme il est souvent dit, la machine qui bat le champion du monde de jeu de Go ne sait pas faire le café et même ne comprend pas l’intérêt du jeu de Go.

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